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Edito

Souvenirs des années soixantes-soixante dix vues par une petite Parisienne de ces temps là

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Lecteurs de passage

jeudi 27 janvier 2011
Puisse que je viens de parler entre autres des épiceries d'autrefois  et bien pourquoi pas en parler en détails de ces marchands.

On faisait les courses ou commissions dans la quartier où ce trouvait notre domicile,Nous les enfant nous devions jamais oublier d' être très polis avec eux car la réputation de notre famille était en jeu, nos mère souvent nous disaient : N'oublie pas de bien compter la monnaie qu'on te rend ou bien tu me prendre 5centimes pour un bonbon.

Il y avait le BOULANGER


chez qui on achetait des gros pains de campagne plein de farine ou bien des bâtards et même des flûtes ou ficelles ( genre de baguette de pain très fines)  puis ensuite  il y avait le PATISSIER chez qui le dimanche ou les jours de fêtes nous allions acheter les gâteau que nos mères ne pouvaient pas confectionner elles même comme le Paris Brest, le Pithivier,les éclairs  et autres spécialités.


Ah ! qui se souviens encore  de la CRÉMIÈRE où on allait chercher le lait, qu'elle nous versait tout frais dans le bidon ,sinon on lui achetait la bouteille.Elle vendait aussi les coco (oeufs) frais à la pièce puis bien sur la crème et le beurre à la livre.

 

Le BOUCHER il était important le bougre !  Il était en général bien costaud avec une face rougeaude toujours net avec sa blouse à petits carreaux bleus et son immense tablier blanc.

Chez lui on pouvait choisir sa viande, passer des commandes spéciales,Il nous  bardait un rôti en 2 temps 3 mouvements,coupait les les morceaux que nous désirions etc...

Le POISSONNIER lui aussi était important  et chaque vendredi nous nous rendions acheter la fameuse sole ou bien dans certains cas nos mère achetait une spécialité inconnue de nos régions,On le retrouvait souvent au marché aussi mais ça c est une autre histoire.


Il y avait la charcuterie  où le CHARCUTIER vendait de la chair à saucisse, où de gros jambon pendaient au plafond en compagnie de saucissons et arrivant à la caisse  il y avait la charcutière qui perchée sur un haut tabouret  nous impressionnaient avec ses rondeurs parées de clinquants bijoux.

LA MARCHANDE DE JOURNAUX ma boutique préférée avec la patisserie, On y allaient nous les gamins chercher le  journal du père et les magasines de nos  mamans et le jeudi ( jour de congé) on se prenait notre Mickey  ou les pieds nickelés ou encore le journal de Tintin ,Bibi fricotin Aggie et un tas d 'autres lectures.

Ete vous déjà allés au MARCHAND DE CAFE ?  La bonne odeur quand on pénétrait dans sa boutique où trônait de gros sacs de jute,Le marchand de café torréfiait lui même ses mélanges dans de grandes cuve impressionnantes et les effluves embaumait souvent la rue.une fois la semaine maman allait lui acheter son paquet de café frais en grains.

Il y a avaient dans ce temps là bien d' autres petits commerçants qui animaient les quartiers comme le mien  dont le coiffeur, le marchand de couleur ,la mercerie,le fameux Bougnat,le marchand de vin, le quincaillier, l' épicier,le photographe et la marchande de bonbons mais d' eux  je vous en parlerai une autre fois.

On restaient fidèles à nos commerçants  malgré l' apparition des grandes surfaces comme le Prisunic qui  lui vit le jour en 1931 ce qui faisait un bail déjà, Il avait été lancé par les magasins le Printemps.
Le premier  libre service d' alimentation ouvrit ses portes à Paris  dans le 18ème  rue Letort, un 6 juillet 1948 il mesurait en surface que 40m² une dizaine d'années après  (1958) il passa à 400m² de surface et déménagea avenue des Ternes.

Les gens aimaient cette nouveauté mais si sentaient mal à l'aise surtout les parents, l'autre génération, la nôtre , la mienne trouvait cela assez amusant puis peu à peu  ces grandes surfaces,se mirent à dévorer nos petits commerces du coin qui donnaient la vie  à nos quartier et doucement les gens devinrent des personnes anonymes ,le froid s' installa  insidieusement entre le voisinage et petit à petit on en vain à s' ignorer...

Texte de Noosky alias Loopy

1 Petites notes:

Jean-François a dit…

Formidable, oui, un art de vie plein de petites vies: on quittait celle du boulanger pour trouver celle du boucher et de fil en aiguille c'était plein de petits contactes, de petites facettes qui formait le miroir d'un bout de matiné traversé en compagnie de pleins de gens , différents tous, mais qui se ressemblaient quand même un peu, l'univers du quartier donnant un petit quelquechose à chaque habitant.
Les enseignes, c'est pas pareil...

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